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2016 - 2026 Dix ans plus tard

Dernière mise à jour : 5 févr.

Hier soir une insomnie est venue perturber ma nuit. J'ai alors décidé de rechercher mes posts Instagram et Facebook de 2016. La première chose à laquelle j'ai pensé c'est la disparition de mon ancien site. Nous aurions pu revoir ensemble nos articles préférés de l'époque.


Heureusement, il reste les images. Et elles suffisent à me rappeler mon état d'esprit d'alors.


2016 était à la fois une année de fin et de renouveau.

J'étais rassurée dans mon choix de reconversion professionnelle commencée en septembre 2015. Mais je savais aussi que cela marquait :

- un arrêt dans ma relation amoureuse,

- un oui au respect et à l'amour pour moi-même,

- un oui à la liberté, malgré l'angoisse de devoir retourner vivre chez mes parents.


J'avais tellement peur de faire les mauvais choix.

Pourquoi ? Parce que cinq ans plus tôt j'avais décidé de tenter l'aventure en Guadeloupe. Je remercie la Guadeloupe d'être aussi riche et belle parce qu'étant clairement en grande difficulté, l'île me donnait du baume au cœur...


2016 c'était le début de mon sauvetage. J'ai eu le courage de partir loin de quelqu'un qui me maltraitait émotionnellement.


Je me suis sauvé par mes propres moyens, grâce à l'écriture et au prix de sacrifices que je referais sans hésiter. Personne n'est venu me secourir comme dans les dessins animés de Disney... J'ai été ma propre héroïne. Comme souvent.


Alors, quand il a fallu choisir entre une formation en Guadeloupe ou en Martinique – car j'avais le choix – j'ai choisis de retrouver les miens.


La Martinique m'a tant donné : j'ai retrouvé l'appétit, ma santé s'est stabilisé, j'ai commencé à aller à la salle de sport, j'ai retrouvé foi en moi.

Je me suis sentie libre. Libre d'écrire ce que je veux (pssst les 50 Nuances + Coco !). Libre d'être moi sans justification.


Dix ans plus tard, ma vie n'est pas parfaite, mais je l’aime. Je me sens à ma place. En accord avec moi-même.


Si je devais m'envoyer une lettre depuis 2026 vers 2016, elle dirait :


"Ma chérie,


Ça va aller.

Tu ne peux pas tout contrôler, tu le sais.

Alors savoure chaque moment doux et même les moins doux.


Je sais que certain ont voulu te persuader que tu ne pourrais rien faire sans eux.

Que d'autres se réjouissent de ta vie "bancale".

Que les plus proches ne parient pas un sou sur ton avenir et qu’ils te conseillent vivement de rester avec quelqu'un qui te rapetisse, t'étouffe et t'efface, au nom de la sécurité.


Mais je te félicite de croire en toi. De savoir te protéger encore et toujours. Je te félicite de ne pas céder aux idées farfelues des uns et des autres.

Merci d'avoir posé les bases de la vie que je mène aujourd'hui.

Ne t’inquiète pas, je prends le relais. On continue avec nos hauts et nos bas. Et on savoure toujours... même quand ça pique !


Ne prends pas trop à cœur toutes ces personnes qui, attirées par ta lumière, entrent et sortent de ta vie sans ménagement. L'amitié ne ressemble pas à ça doudou.


Meuf, on n'a pas changé ! Authentique comme disent nos ti doudous virtuels : franche, simple, humaine avec un soupçon de piment ! Et en parlant de virtuel, les choses évoluent plutôt bien : il y a maintenant énormément de contenus qui valorisent notre culture. C'est canon tu verras !

Sinon, on écrit toujours. C’est notre fil rouge depuis toujours.


Côté épreuves, on a tenu bon grâce aux ressources accumulées au fils des galères que nous avons eu... Tu vois, en chier, parfois, ça forge. On devient patiente et résiliante.


Sache qu'on n'a plus jamais laissé quiconque douter de la femme que nous sommes. Ma chère jusqu'à maintenant, on préfère être seule que mal accompagnée. C’est fini les humiliations, les faux espoirs, les jeuns et... les nains !

C'est la cicatrice laissée par notre passé qui nous le rend bien finalement.


Merci infiniment de m'avoir sauvé.


Ps : On a prit du poids, comme tu voulais... mais on le vit aussi bien que quand on était maigre : sé silon van la tché poul panché ma fi !"


Et vous…


Étiez-vous déjà là avec moi sur les réseaux en 2016 ?


Et si vous deviez écrire une lettre à la personne que vous étiez il y a dix ans, que lui diriez-vous aujourd’hui ?


Je vous invite à l’écrire en commentaire.

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2 commentaires


2016: 1 an dans ma nouvelle vie d’infirmière, déjà 4 ans de vie à Paris et surtout plein de voyages à mon actif.

2016: je vivais comme bon me le semblait avec l’insouciance du début de vie à responsabilités ( les factures bonjour) fini la vie d’aide avec les parents.

À la Melany de 2016, qui sautait dans la vie active à fond et rêvait toujours plus grand je lui dirai : Tu as toujours eu raison de rêver grand et de ne jamais garder ta langue dans ta poche. La vie te fera affronter des épreuves, tu découvriras que les gens que tu pensais être des amis t’ont mentis pour t’utiliser mais ce n’est pas grave, crois en ta…

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Coco Zabrico
Coco Zabrico
18 janv.
En réponse à

Le début de la vie d'adulte avec son lot de responsabilité loin du filet de sécurité des parents (même si on sait qu'ils ne sont jamais bien loin), mais c'est une étape importante ! Toute cette liberté ! Oh les amitiés perdues ça fait tellement mal. Je disais à l'instant que ça a le goût de la trrrahison (avec 3 r) tellement c'est douloureux. Plus on a donné, plus on s'est investi dans la relation et plus douloureuse sera la séparation... j'en connais un rayon malheureusement. C'est tellement simple de se servir sans retenue pour de l'écoute, de l'attention, du temps, de l'aide puis tourner le dos lorsque la source s'épuise... La source s'épuise mais ne tarit pas !

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